Dans le rétro : ActRaiser (1992)

ActRaiser_LogoActRaiser est un jeu d’action comprenant une composante de God Game, créé par Quintet – à qui on doit notamment Illusion of Time et Terranigma – et édité par Enix (aujourd’hui Square-Enix). Il est sorti en 1990 au Japon et 1992 en France.

ActRaiser-BoiteActRaiserEcranAccueilDans ActRaiser, nous incarnons un dieu sorti du sommeil par un ange après une longue léthargie. Il apparaît que la Terre est envahie par les monstres et que toute présence humaine a été éliminée. Notre long sommeil et la présence de ces monstres est l’œuvre de Tanzra, un démon qui a tenté de sceller à jamais notre pouvoir.
Maintenant réveillé, notre devoir est de débarrasser la Terre des monstres et de leur maître.

screenshot_2015-01-28_1040_1Dans un premier temps, il s’agit d’un jeu de plateforme en scrolling horizontal. Le but est d’éliminer le plus de monstres possible en perdant le moins de vie, et défaire le boss de fin de niveau. Des bonus seront éparpillés le long du niveau sous forme de statues qu’il faudra détruire – de la vie, des points et des parchemins de magie (PM).

screenshot_2015-01-28_1048Le temps défile et, à l’instar de Mario, oblige à recommencer le niveau si le décompte arrive à zéro. L’avatar possède un panel de coup correct : saut, coup d’épée normal, baissé et sauté. Au fil du jeu, de nouveaux pouvoirs pourront être acquis et utilisés en combats, chaque utilisation consumant un PM.

screenshot_2015-01-31_2138_1Une fois le boss détruit, on passe à la deuxième phase du jeu, la partie gestion. Les monstres vaincus, les humains peuvent revenir pour bâtir leur nouveau chez-soi.  Pendant cette partie du jeu, ce n’est plus le dieu mais l’ange qui fera office d’avatar, prenant des airs de shoot em up. Quant au temps, il n’y a plus de décompte mais il prend la forme de cycles, représenté par un sablier.

screenshot_2015-01-28_1052_4 Malgré la défaite des monstres, quelques uns de leur antres restent ouverts, menaçant la populace. Il faudra guider les humains vers ces nids pour qu’ils les scellent, pendant qu’on élimine les monstres qui en sortent. Chaque antre scellé augmentera le niveau de civilisation de la ville, changeant l’allure de leur construction. A chaque fin de cycle, la ville s’étend, augmentant sa population. A un certain seuil de population, notre niveau augmente, ajoutant des points de vie dans les deux phases de jeu.

screenshot_2015-02-05_1721Certains endroits seront impraticables (neige, marais, buissons…) et une intervention divine sera nécessaire pour que les villageois puissent s’y installer. On pourra ainsi agir avec un certain nombre de pouvoir divin, en fonction de la situation (l’éclair pour détruire rochers et buissons, pluie pour enlever le sable, soleil pour faire fondre la neige ou assécher un marécage, etc…).

screenshot_2015-01-31_1414_1 Les villageois pourront s’adresseront directement à nous et feront également des dons. Ces dons pourront prendre la forme de bonus pour l’ange, bonus pour d’autres villes, parchemin de magie, etc… Plusieurs évènements pourront se produire entre la première fermeture du premier antre de monstre et le dernier, requérant une action ou un objet que l’on ne pourra obtenir que dans une ville différente.

screenshot_2015-01-31_1105Une fois tout les antres de la ville scellés, il faudra de nouveau passer en mode action pour détruire le dernier monstre et libérer pour de bon la zone.

screenshot_2015-02-05_0851Côté musique, pour la partie gestion, on retrouvera surtout des morceaux d’inspiration classique et religieuse (occidentale). Concernant la partie action, les musiques sont dans le même thème que Castlevania, vives, évoquant la lutte contre le mal.

screenshot_2015-02-01_1048Concernant les graphismes, chacune des parties possède ses qualités. Les paysages sont fins, les environnement détaillés et variés (neige, marais, donjons, pyramide, etc…). Les décors en fond d’écran sont aussi travaillés. Rien de bien mirobolant mais le jeu est agréable a voir, que ce soit les sprites ou les éléments fixes.

screenshot_2015-02-01_1024screenshot_2015-02-01_1541screenshot_2015-02-01_1557screenshot_2015-02-01_2233ActRaiser est un jeu que j’aime beaucoup. Je l’ai découvert plutôt tardivement, via l’émulateur SNES. Je préfère amplement la partie gestion à la partie action, étant donné mon peu d’aptitude aux jeu de plateforme. Cette dernière souffre de quelques défaut de maniabilité, l’avatar étant assez rigide dans ses mouvements. Par exemple lors des sauts, si on n’a pas suffisamment bien calculé l’endroit ou l’on veut atterrir en amont, on peut vite se retrouver dans le vide ou empalé étant donné qu’on ne peut changer la trajectoire pendant la descente.

screenshot_2015-01-31_2135Autre exemple, le changement de direction ne peut se faire que quand la précédente animation s’est terminée. Aussi, si on martèle la touche de coup, il est impossible de se retourner ce qui peut être très énervant quand on combat un ennemi très rapide. Les différentes magies sont efficaces mais il y a au final assez peu de parchemin dans le jeu, moins de 10. Si on les utilise de façon inconsidérée, on se retrouve à court lorsqu’ils sont indispensable – par exemple à la fin du jeu où on enchaîne les précédents boss sous stéroïdes ! C’est le dernier point, je trouve, négatif du jeu : sa difficulté qui n’est pas très bien dosée. Hormis le fait que je sois plutôt mauvais, certains niveaux/boss sont juste exceptionnellement horripilants à tuer… et le dernier boss n’est pas le pire.

screenshot_2015-02-05_1718Concernant la partie gestion, j’aime surtout le fait de pouvoir agir sur l’environnement  ainsi que les évènements scriptés. Le fait de pouvoir diriger l’évolution de la ville et de guider ses habitants est assez sympa, constater l’évolution de la civilisation ou répondre aux demandes des villageois l’est tout autant. Malgré cela, au contraire de Populous, la partie gestion est vraiment très légère – peu d’actions disponibles au final –  et très courte, le temps de clôturer les X antres de monstres. L’ange est beaucoup plus maniable que dans la partie action mais son gameplay est rébarbatif. A noter qu’un « Mode Action » est disponible, sans la partie gestion donc.

screenshot_2015-02-01_2236Même si au final le scénario est loin d’être original (lutte du bien contre le mal),  ActRaiser reste un incontournable de par son esprit et l’ambiance qu’il dégage. Le jeu est court, quelques heures tout au plus, ce qui permet d’y rejouer régulièrement malgré sa linéarité.

screenshot_2015-02-01_2227screenshot_2015-02-01_2243 screenshot_2015-02-03_1303 screenshot_2015-02-03_1303_1 screenshot_2015-02-03_1306_1 screenshot_2015-02-03_1306 screenshot_2015-02-04_1528screenshot_2015-02-05_0843 screenshot_2015-02-05_1732 screenshot_2015-02-05_1734 screenshot_2015-02-05_1754 screenshot_2015-02-06_0935_1 screenshot_2015-02-06_1720_1 screenshot_2015-02-06_1725 screenshot_2015-02-06_2207_1 screenshot_2015-02-07_1954_2 screenshot_2015-02-07_2235_1 screenshot_2015-02-07_2235_2

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